Vous faites quoi ici ?
Heeee ! Vous là… !
Ne restez pas là, figée comme une girafe trisomique !
Nous sommes dans un cimetière monsieur !
Crie Adelaïde !
Elle est située pas loin de l’individu qui vient d’arriver…
Elle parle à une figure fantomatique éthérée, tout juste lévitée de son corps, que la vie a péniblement abandonné et déposé là, comme un vœu indéterminé un peu bâclé.
Échoué d’une planète toxique et en plein chaos, tout juste arrivé de la matérialité humaine connue pour être instable, insatiablement matérialiste et carnivore et au passage stupide, ceux des humains vivants dominants. Et lui, il est là, sonné presque comme un fantôme débutant posé comme une fleur fanée-figée en hologramme scintillant, commençant lentement sa métamorphose vers sa nouvelle essence celle de morts, celle qui personne sur terre et vivante ne connaît, celle de défunts, des terminés, des silencieux, des futurs oubliés, de la poudre de perlimpinpin, de la poussière de morts inventée grâce aux cendres humaines ! diront certains, propulsés sur la planète des néants !
D’ici.
C’est tragique de se trouver ainsi.
Mais que diable faire ici ?
Quelque chose de nouveau est maintenant monde, et nous entrâmes pour en faire partie de cet univers saturé de nature orgasmique post mortem.
Son big bang individuel commence : il tente d’entrer-sortir comme à travers d’une immense bulle de savon transparent, brillant de mille couleurs pastel d’un arc-en-ciel excité, et se trouve au cœur d’un ciel-corps en gaz de nitescence ! c’est comme danser sur un nuage sauvage qui perd son équilibre habituel, ce gaz qui brille jusqu’à bruler la rétine des vivants ! il est enfermé encore dans son passé vivant tout simplement !
Il se lève, mais son corps-alourdi de matière reste à jamais couché allongé, agrippé à l’écorce de la vie comme la coquille vide d’une cigale, agrippé à la peau d’un olivier.
Le chaos quitte le corps, quitte l’humain, mais pas cette terre, il se trouve planté sur du néant usagé, sans savoir encore comment appréhender cette nouvelle existence, ni quoi faire d’elle. Comment re-exister après cette dernière épreuve ?
Comment exister après sa mort ?
Après quatre-vingt-dix ans sur terre ?
Et comment capturer l'essence de cette renaissance ?
Parce que on ne passe pas quatre-vingt-dix ans sur terre à palper seulement de l’ignorance.
On t’a donné la vie, fais de ça quelque chose !
Mais surtout que faire avec ?
Voilà que luire n’est plus du domaine automatique de la vie humaine c’est une expérience distincte de celle d’exister dans un corps de chair et d’os, et faire bouger sa masse-carcasse, de le voir se transformer chaque jour, de le voir évoluer, de le voir vieillir de le voir se dégrader tout au long d’une vie, mais pas le cerveau, l’organe qui garde tout jusqu’à fin, jusqu’à la mort.
La trajectoire de la vie est toujours éphémère, quand on prend acte.
Même si celle-ci ne dure que quelques minutes, ou quelques secondes, c’est suffisant pour donner ce loueur d’énergie, qui te permettra de quitter cette immondice !
C’est la trace odorante et en vrac de notre humanité.
Mais c’est à nous de développer la suite…
D’activer son cerveau, lui donner les paramètres de nos envies, le guider vers les causes humainement riches et positivement gratifiantes, pour aller au bout de soi, de cette vie, de cette planète, bref exploiter ce que la nature nous a donné si généreusement, et puis garder tout, dans le cloud de l’univers notre maison, sans les négliger car ce sont les mêmes souvenirs qui nous accompagneront jusqu’à ici…
Tout change enfin, ou presque…
Découvrir cette dualité soudaine est inquiétante, parce que quand on perd une, on se retrouve ici…
Car pour faire la vie, il faut être deux, et ce peu importe l’environnement !
C’est ici que nous deux se séparent pour un devenir, nous sortons du déséquilibre terrestre : nous sommes maintenant les nec le plus ultra de la vie sur terre : les incandescents … !
Les lumineux !
On est maintenant dans l'univers onirique dans un sortilège subtil et vertigineux. Tel un fantôme traversant les frontières de la perception, ce cimetière est magique et invisible aux yeux communs ! le personnage tout juste arrivé se glisse entre les interstices du réel, devenant l'observateur spectral de l'existence humaine qui entoure l’enceinte, ici tout est libre de peur, de matière, cette création perturbatrice de l’illusion humaine, car ici il n’existe plus… comme le monde que nous avons perdu hier.
Nous sommes tous cela, de morts.
Sa transparence n'est pas une absence, mais une présence intense et mystérieuse, presque hypnotique qui nous donne cet instant perdu.
Chaque mouvement est une danse imperceptible, chaque regard est un murmure à travers les courants de la réalité pesante.
L’électricité dans l’air est bien palpable…
Cette intensité énergétique est saugrenue.
L'invisibilité se transforme en métaphore existentielle : être et ne pas être, voir sans être vu, c’est le paradigme dans cette nouvelle existence où nous ne pouvons plus disparaître, mais seulement luire et onduler avec nos énergies, c’est le seul loisir qui nous reste, jouer dans un autre monde, et fragmenter l'identité de vivants désarçonnés, pour les faire comprendre que…
Les influencer les perturber, pour les inciter à découvrir le sixième sens, mais seront-ils capables de nous entendre, et de nous comprendre un jour ?
-Jos :
-Mais pourquoi diable vous faites ça ?
-Adelaïde :
-C’est le rôle de morts !
De créer des ondes perturbantes invisibles chez les vivants, faire bouger leur imaginaire amorphe, et avec les empreintes passées, exciter leur avenir, afin de ne pas mourir dans cette platitude quotidienne, le néant c’est la pire de choses à vivre, c’est comme l’ignorance ! autant garder l’existence jusqu’à l’extermination soudaine, et garder son aura encore un peu plus sur l’existence de vivants, c’est un plaisir immense d’émerger d’une bouche inconnue, c’est la preuve de que notre mort n’est pas définitive encore; car il n’y a rien de pire que de mourir pour toujours, et dans le silence de l’oubli, de disparaître !
Il faut que toujours quelqu’un parle de vous, en bien ou en mal, mais qu’il parle !
Imaginez-vous l’épitaphe sur votre tombe :
Vécu sans laisser des traces…
De l'intellection évolutive émerge l'idée de sortir de son corps quand la mort avale votre dernier souffle, c’est la même intelligence qui se développe grâce aux expériences multiformes que la vie nous présente et nous chahute avec, et ce dès notre naissance, dès que cette foutue pas sage-femme qui nous tire du confortable ventre maternel, comme pour nous faire entendre l’horreur, l’extérieur, le sordide, le tic-tac des chiffres, que horloges martèlent les premiers sons qui nous donnent le tempo qui coule goutte à goutte jusqu’à la mort, notre mèche est allumée: c’est urgent de capter cette essence, avant que la dernière goutte-étincelle tombe au sol s’éclatant entre mille autres gouttelettes terminant ainsi cette vaporisation humaine et à partir de cet instant plonger vivant dans un monde urticant à l’extérieur placentaire, comme un homard qui passe de l’eau de mer salée à l’eau bouillante cuisante!
C’est la nouvelle vie et il faut faire avec !
Il reste des solutions pour contourner les inextricables chemins que l’humain laisse aux autres, et nous les empruntons, aidés par nos neurones qui développent une dimension incorporelle, guidant toujours vers les arts de la lenteur, la réflexion-méditation intérieure de la sage lecture que mère nature nous donne à lire, des expériences, de moissons de savoirs issues de nos curiosités intimes glanés dans nos quotidien, les échanges humains primordiaux, les livres, la philosophie le ciné, le théâtre la science et plus encore, mais aussi simplement vivre, et merde ! car quand le couperet tombe, cassant la pipe de l’existence et donne son signet final c’est trop tard pour revenir en arrière, et c'est précisément cela que nous vivons: un Kâliyuga final, un mélange d'adrénaline et de nitroglycérine scintillante et volatile, qu’au contact d'une étincelle passante, ou toute autre force éveillé, fait tout exploser.
-Jos : Et pourquoi cela ?
-Adelaïde :
Justement pour ne plus revenir…mais les fauteurs n’auront pas d’autre choix, que de revenir encore et encore jusqu’à terminer leur construction émotionnelle, leur permettant quitter ce bourbier mais à quel prix ?
Et dans quel monde ?
Je n’ose plus imaginer l’état de cette terre dans 10 ans !
Revenir n’est pas à l’ordre du jour, dans tous les cas pour moi ! Dit Adélaïde, et poursuit :
Nous sommes les résultants de ce cocktail que la vie prépare depuis des lustres, depuis que l’univers est né, depuis que nos deux parents ont copulé, C’est toujours comme ça, par deux, deux hémisphères cérébraux, deux yeux, deux oreilles deux trous de nez, deux miches, deux bras, deux poumons deux couilles deux jambes etc., nous sommes l’équilibre des opposés, bienvenus en homéostasie, situation fondamentale de la vie, c’est la dernière pièce du puzzle, celle qui nous signale la fin de la partie.
Mais nous avons une âme, un seul cerveau, seul centre névralgique du corps, c’est le chips dernière génération avec mémoire vivante évolutive intégré, il est capable de tout garder dans son disque mou, et ce depuis la première séparation cellulaire jusqu’au dernier battement du cœur et il continuera ainsi, c’est cette unique particularité, cette chance justement d’avoir une longueur d’avance, par rapport aux autres êtres vivants de cette planète, de pouvoir anticiper intelligemment sa trace pour conduire l’ensemble vers une fugue interstellaire, là où naissent les étoiles, et les courants se tordent dans les tunnels noirs transporteurs d’énergies.
Ta vie après cette terre !
On est sur cette logique ? -dit Jos
-Pas encore dit Adelaïde
T’as oublié le monde qui est derrière toi ?
Même mourir demande de l’intellection, or on est très, très loin de ça, regarde le nombre de désorientés autour de nous, leurs têtes ploguées dans leurs smartphones, dévorateurs des cerveaux amorphes !
Pire ils ignorent le potentiel cognitif de vivants, pourtant ils cohabitent, et que dire celle de morts !
Or pour accéder à la lumière, il faut que déjà tu en soi une…plus ou moins, ou être un peu plus éclairé que les autres, c’est ton cas ?
L'univers offre une opportunité fascinante aux êtres vivants ; leur laisser un temps relativement long afin de leur donner l’opportunité unique et extraordinaire d’encoder nos ADN sur des faisceaux lumineux, qui traversent l'univers et pouvoir ainsi quitter ce bourbier. Comprendre l'utilité de chaque élément cosmique nous permet d'échapper à l'oubli terrestre. Une fois nos données biologiques enregistrées, elles pourraient voyager sur les rayons cosmiques traversant notre galaxie vers l'infini. Au-delà de notre monde bien plus loin, de la même façon que nous avons atterri ici il y a quelques milliards d’années, déposés sur cette parenthèse terrestre, rien d’autre, de l’éphémère vivant temporel.
Le temps disparaît, transformant ce voyage en une quête sans limites définies.
Notre code génétique, inscrit pourrait ainsi se poser ailleurs, comme un puzzle et être retranscrit par la suite dans un environnement propice retrouvé, cherchant dans ses divers combinassions possibles, les échanges les permettant de se reconstituer, comme avec un rubik’s cube, petit à petit jusqu’à créer une nouvelle existence dans une dimension lointaine.
C'est la véritable essence de l'existence, vivre évoluer et faire exister cet univers.
-Adelaïde : Je te laisse réfléchir à ça…
Et puis elle tourne sur elle-même comme le ferais une flamme posée sur une toupie, c’est ça façon de dire : ça chauffe pour toi coco !
Mais bon on est loin du compte, terminer sa course en bonheur, et sans effort, cela n’existe pas !
J’en rêve !
Parce qu’au final si tu réussis, ta tête sera un hochet rempli d’étoiles !
Quand tu comprends qu’une seule vie ne suffit pas !
Il est déjà trop tard !
Parce que la vie c’est ça !
Une surprise pour certains, un désastre pour d’autres, et pour toi … ?
Jouir d’elle, apprendre d’elle jusqu’à la fin !
Finiras-tu en lumière ou matière ?
Parce que tout dans cet univers est fait par deux : deux pensées, deux jouissances, ou d’arrêts cardiaques simultanées c’est impossible, mais une seule mort : oui !
L’unique est un résultat équilibrant tout simplement.
Piger ou pas ? That is the question.
Jos se perd dans ce nouveau réponsaire inexistant.
Et c’est justement ça le capital vivant de chaque être humain, sont capital inventif-évolutif latent ! nous sommes positionnés là juste devant le stade de morts dans ce jardin suspendu sur la ville, sur cette montagne émotionnelle de Paris, le grand cimetière :
« Le père Lachaise ». Bienvenue dans ce phalanstère géant, où nous, les résidents résidus d’ici, lieu où nous luttons avec cette nouvelle forme existentielle que nous venons de transgresser, et toujours sans savoir quoi faire de cette dépouille qui nous colle aux basquets, comme un chewing-gum collé à notre semelle en été.
C’est le néant !
Du vide magistral !
C’est exceptionnel !
Adelaïde :
-L’accroupie, répondez !
Elle a toujours été pressée, comme la vie, agitée !
-Vous là -Crie Adelaïde…son hologramme, furtif comme un éclair pulvérisant l’ensemble, chute devant Jos :
Soudan elle est là, plantée comme un cactus épileptique récupérant ses épines après secousse, la gueularde, mate fixement, elle scrute et charcute avec ses questions mitraillées à impossibles réponses, de là, à la faire changer, c’est un peu tard, elle est née comme ça, ou a plutôt été enterrée comme ça, comme une gamine urticante, dans un lieu où personne voulait aller…un cimetière trop loin, trop haut, trop pauvre et miséreux… aux bords de la ville et pire en 1803.
Adelaïde crie !
Réveille-toi !
Silence…
Dans ce vide sidérant tu saisis ton pourcentage d'éternité, défie l'instant momifié.
Seulement ça te permettra d’être toi, après la vie.
Refuse ce non-lieu définitif et invisible. Prends le contrôle, réinvente ton existence !
Construit ta relation avec le monde, et à la vie.
Sinon seulement tu deviendras de la noire et inerte poussière…
C’est la seule façon d’exister ici.
De se bouger !
Lutter différemment, mais avancer encore et encore…
Nous rentrons dans une zone d’énigme colossale aux couleurs plastiques, un non-lieu définitif et invisible a jamais !
Tout ici c’est sidérant !
Jos réalise enfin c’est que c’est d’avoir le hochet d’étoiles dans la tête et sentir les bruits du bonheur d’humains passés, de vies de cette ville, de ce continent de cette planète et d’avoir Paris à ses pieds morts…
Un silence se pose sur tout :
Le temps se fige lentement dans la gueule du passé, nous sommes dans cet immense vide habité d’âmes, des revers et de souffrances, consommés par ce noir-tiroir lumineux et piquant, que seulement Pierre Soulages a su reconstituer sur ses toiles. Ce noir qu’on abandonne à tout jamais, tout est énergique, maculé maintenant, en fission, tout ce monde amputé de vie et invisible s’excite, vibre, et rayonne à chaque contact explose, avec la matière oubliée.
L’air vaporeux d’un rouge pailleteux saccade la scène, c’est du gaz brillant !
Le présent vaque ailleurs et tente d’arracher la vérité au passé, mais lequel de passés ? puisqu’ici tout est faux jusqu’à la nouvelle fission, le vrai est pour demain il se moque en attendent le exquis cadavre suivant, le rythme est continu, tout s’ébrèche, craquèle, claque, explose, dans le tunnel de feu, c’est d’une extrême violence et d’une beauté surprenante !
À mourir en quelques microsecondes de son éphémère existence de passage terrestre !
Carboniser l’existence jusqu’à faire pleurer l’âme !
Se refléter dans un miroir temporel et ne pas se comprendre, ne plus pouvoir s’interpréter.
Il exulte, et en un flash-éclair, il réalise enfin son immatérialité, mais il est trop tard : il n’existe plus ! Il comprend froidement ce qu’il est devenu : un des leurs, ou presque !
Pas tout à fait…
Qui sont eux, et je suis où ?
Pourquoi seulement ils sont à peine perceptibles… ?
Ces spectres sont interminables, silencieux, surpris…
La mort ne se laisse pas comprendre, ni surprendre en seulement deux pages, non où tas vu ça ?
Jos gigote saute et courre vers le sens de la force mais…rien ne se passe comme quand il était vivant, tout est virtuel, mais le vrai, pas le virtuel du smartphone…
Ça continuité tombe dans le prisme du déclin, d’où s’échappe une lumière chevrotante, encore vierge. On le sent hésitant, il doute. Jos est chrysalide à nouveau, comme le premier jour de sa naissance, dans un vieux lieu de vie crée en 1803, qui pour lui est inédit. L’effroyable défi que l'éternité impose à la vie soulève des interrogations.
Ce mouvement d’existence qui s’octroie le perpétuel, comme le vent ou les courants qui nous habitent.
La vie et la mort coexistent en nous dès la naissance. Chaque individu porte intérieurement un potentiel vital qu'il doit exploiter pleinement pour composer son existence, comparable à une batterie chargée au maximum, et qui petit à petit elle dilue son énergie dans les aléas de la vie.
Cette énergie nous pousse à agir et à progresser constamment. Le temps que nous vivions se reflète en nous comme dans un miroir, les rides sont les écrits qui perd sa puissance de reflet nous confrontant à notre finitude.
Nos intentions profondes nous animent dans cette danse perpétuelle de l'existence.
Tout comme l'univers qui contient des milliards d'étoiles, nos vies s'étendent sur des milliards de secondes, chacune porteuse de sens et de possibilités, pareil pour nos ADN qui se différencient de ce d’un autre d’à peine trois millions plus ou moins, une broutille à l’échelle cosmique !
Comme l’astronomique quantité d’étoiles de l’univers quantifiées seulement par l'éternité, faussement imaginé par l’homme, jusqu'à l'extinction définitive de notre conscience réelle, ce loueur fluorescent qui nous apparaît quand nous fermons nos yeux, c’est l’appât de notre imaginaire C’est la danse finale qui triomphe c’est la perte progressive de ce potentiel à 100% qui gagne, et endosse son nouveau costume, mais qui au passage perdent leur enveloppe externe de manière active. Cette perte de matière crée un environnement gazeux luxuriant de couleurs ! qui n’est pas absent comme certains le prétendent. Il le déshabille lentement, comme des pétales de vie fanée qui tombent autour. Il est nu, mais nu sans corps ! Il se perçoit bien plus que dévêtu il est désabusé.
Être sans vêtements est une chose, mais comment décrire l'état d'être sans corpulence, après avoir été enfermé pendant si longtemps dans nos corps ?
Ou plutôt hors de son corps ?
Être seulement une image sans découpe dans le cadre d’un miroir.
Ou voir les étincelles de ses restes…
Voir ce qui n’existe plus, comme les souvenirs usés.
Il n’a pas encore leur code, ce code qui vous dit ce que c’est que ce de mourir, de ne plus exister, de se dématérialiser, de ne plus vivre et de commencer à vibrer hors de ses cellules comme lorsqu’on voit son sang couler hors de sa vie. D’ailleurs, comment connaitre les codes, les règles de ce nouvel environnement inconnu lorsqu’on est vivant et que personne ne nous a raconté et ou formé auparavant à ça ?
C’est absurde !
Nous ne pouvons pas rester enfermés dans les limites de la vie sinon ça déborde, c’est à ce moment-là que la mort surgit et apparait comme une échappatoire à la torture vivante.
Il ne faut pas que ce virage devienne mortel, nous devons savoir, pire encore il faut le comprendre, l’appréhender !
Nous sommes des incurables vivants de la maladie qui s’appelle mort, aucun médicament trouvé à ce jour, les recherches continuent…
Pour Jos, c’est comme s’il s’abandonnait dans un lieu audacieux sans plus pouvoir identifier le temps qui s’est écoulé sur lui, se sentir comme de la poudre d’eau énergique-invisible et en suspension lévitant, hors de tout matière, sans sentiment ni environnement latent ou palpable, hors toute façon ancienne de communiquer, cesser d’exister. C’est tomber au milieu d’un feu d’artifice éternel, où les étincelles se démultiplient et vous enveloppent par milliards, comme des fléchettes lumineuses attirantes qui vous percent et vous induisent à filer vers une nouvelle éternité, celle qui vous avale et recrache sans cesse.
Soudain, Jos a les yeux grands ouverts, les mêmes yeux de ceux qui meurent pour la première fois.
Ces yeux de mort surpris qui scrutent, observent et interrogent les nouvelles figures pétillantes qui se dressent et valsent partout dans l’enceinte.
C’est purement incompréhensible !
Des fumées grelotantes devant, autour et partout sur sa personne, des calques humains perceptibles sous une forme des figurines insaisissable que nous, humains et vivants, ne connaissons pas. Des fugaces particules chargées d’étincelles phosphorescentes mais visibles que pour certains, pour ceux qui ont le sixième sens développé, et qui cherchent à comprendre ce qui est invisible dans nos vies…vaporeuses, exomorphes, luminescentes, à l’infini.
Excitées de mille formes aux couleurs métalliques chatoyantes, foudroyantes et incroyables, indescriptibles, car inexistantes sous toute forme vivante comment les décrire ?
D’ailleurs, leur extrême instabilité créative nous empêche de les visualiser, nous pouvons seulement et difficilement les apercevoir, cette perception infime nous permet de leur donner l’aura infiniment perceptible qui nous permet de déceler leur présence, une couleur ou une forme inexacte, approximative, mais qu’importe, il faut maintenant les calculer.
Elles se constituent ouvertement sous une forme identifiable comme étant l’enveloppe d’une nouvelle forme d’énergie puissante dans cet univers, une impression d’être nulle part et d’être partout !
Une constante métamorphose d’une forme qui se crée sous une autre forme qui nous hallucine.
Quelque chose que je ne connaissais pas.
Des vestiges existentiels qui ne font plus partie de la matière terrestre existante, vivante, des restes d’un univers personnel, des restes collectifs, de plus rien, des miettes de galaxies réunies ici.
En quelques instants, des fragments d’éternités méconnues s’agitent autour, tout explose mais nous laisse de petites fenêtres étincelantes qui nous permettent d’identifier ce stade peu fréquent que notre vierge conscience découvre et s’applique à faire exister.
Les neurones ont fait leur travail dans un vaste passé vivant, ce passé qui se nourrit de vies et des faits qui nous entourent, générant émotions et calcules intenses, perceptions de plus en plus riches et variées, la vie est faite pour apprendre. L’éternité c’est comme l’imagination, comme l’infini. C’est impérissable ! le lieu où tout se mélange comme un carburant qui constitue cet univers saccadé de puissances inconnues.
De là l’importance d’avoir la curiosité de tout voir percevoir étudier, tout apprendre, d’explorer, analyser, cultiver, s’élever, et préparer l’essentiel potentiel-utile à l’humain à devenir l’autre élément, celui qui plus rien ne le détruit, point final.
Se constituer de ce que cette terre et la vie a pu nous offrir. Capturer les forces cachées qui nous titillent à chaque jet de vie que nous respirons. Un diplôme ? Non !
Un constat non plus !
Ou un justificatif d’expériences vivantes ?
Non plus.
Manger un moine ?
Pourquoi faire ?
Tout est indispensables une fois notre existence terminée, pour ceux qui savent qui vont mourir…c’est à dire nous tous.
Enfermés nous sommes dans cette parenthèse décorée et vivante !
C’est l’action la « plus gratifiante et au sommet de nos existences » c’est celle qui nous permet de nous construire, nous former, et nous assembler brillamment comme une œuvre en formation monumentale totalement accomplie, et ce depuis que l’univers a décidé d’exister et ne plus jamais arrêter son évolution, le fameux big bang et le contractant big crunch, et nous ici, polie par le temps utile grâce à un équilibre gravitationnel entre les galaxies centrales et les régions vides adjacentes. Cette découverte, aussi inattendue qu'élégante, il faut en profiter, car elle non plus n’est pas éternelle !
C’est l’essence-même de ce que la trajectoire terrestre lustre à chaque seconde que la terre tourne, d’ailleurs elle ne tourne pas gratuitement, elle le fait parce qu’elle est vivante ! et façonne son court temps de péremption.
La mort, c’est le seul stade où nous n’avons « plus besoin, tout besoin humain disparait » !
Plus besoin de respirer, manger, de faire pipi, popo toto baiser etc. de faire produire au corps de l’énergie essentielle, la folle adrénaline est autonome, c’est terminé tout ça, le travail est accompli ! l’humain mort est réalisé !
C’est le stade de suprême quiétude, car ce qui est parfait est libre et ce qui est libre, file libérée de toute charge inutile plus rien ne le perturbe pour sa continuité éternelle.
Il est même débarrassé de la mort !
Génial, diront certains. Pour d’autres, la mort a tout simplement handicapé leur possibilité de chercher, de terminer leur expérience et d’avoir une tout autre réponse.
Dans la mort, tout est à l’envers de ce que la vie a pu proposer : à ce stade, les cent pour cent sont complètement perdus, c’est spectaculaire, le sublime est mortel !
Pas le contraire.
La suite nous permet d’interagir seuls dans cette immense fosse commune, mais d’exister accompagnés dans ce soi-disant lieu d’inexistence et de repos, où seuls les marqueurs humains existent réellement.
Mais pour la matière, cela reste un piège, un faux lieu nommé désir-paradis dont il faut tout comprendre vivant, avant d’y pénétrer ici, pour pouvoir réellement mourir à peu près correctement.
Or, la solitude de la vie est un apprentissage de lecture intérieure utile à vivre, à explorer.
Ici, on ne fait qu’oublier le poids d’avoir trop vécu pour ne plus calculer la vie, savoir terminer, surtout assimiler, trier, et recueillir le maximum d’émotions, sensations, connaissances ordinaires et extraordinaires, banales bancales ou pas.
Comprendre toutes les autres formes de vie, celles qui existent autour de nous, capturer les sensations émotions, expériences affectives uniques, énergiques et physiques, le Ying et le Yang, le bien et le mal, le pire et le meilleur, le vide et le plein, l’heureux et le déprimé, le maigre et le gros, la brute et l’intelligent, le con et le futé, le beau et le laid, le fade et le vif, la vie et la mort. Bref, tout est à intégrer, vécu ou imaginé, confronter le réel et l’imagé, car tout contribue à distiller le nectar le plus pur de notre essence, de notre « constitution » au sein de ce riche monde qui, tôt ou tard, s'éteindra comme nous. Il tourne encore pour nous bercer, presque pour nous dire que ça va bien se passer, il est le dernier support de nos matières elle est cette berceuse mortelle au final.…
C’est ce qui nous donne la capacité de réussir dans ce nouvel état, c’est peut-être pour perpétuer le mouvement d’existence après avoir vécu-péri-pourri et entrer par la suite dans une énergie plus globale, et commune à ceux.
Ne pas saisir cette réalité constitue une véritable fatalité émotionnelle !
Mince affaire de faire partie de cet univers qui est en constante expansion, où nous ne percevons pas, pire encore c’est de ne pas comprendre le fait de sortir un jour de la matière qui nous a supporté tant d’années pour intégrer maintenant l’inexistant.
Cet ultime effort est nécessaire pour continuer d’exister sous cette nouvelle forme-apparence qui reste à comprendre pas à pas lentement et sans précipitation, car ici tout est long, comme l’ennuie. Nous sommes appelés à passer d’un ennuie court et humainement compté aux chronos fusionnels de la matière hors limite, de l’infini et l’universel totalement décompté que nous appelons faussement éternité.
Qu’allez-vous faire de tout ça ?
Décortiquer les nouvelles formes que cette étape-situation nous impose (le fait de casser sa pipe), marque le moment où l’avenir se retrouve hors du sens, on se sépare de nous-même en caressant le même passé qui s’éloigne déjà comme un voile perdu d’une jeune iranienne libre, courant comme une flamme fugitive dévorante des tarés religieux ! En la laissant filer dans les méandres de carcans humains des restants, le détachement est prononcé, le futur est en étincelles, il se consomme, enfermé dans un rayon de gaz fluo iridescent d’un bleu doré infini, c’est magique mais tout ça n’a plus de nom, tout dépasse ce qu’est imaginé sur terre !
Et dans tous les cas, ça phosphore grave chez les spectres morts !
Nous restâmes perplexes dans cette nouvelle situation !
Oui, car sans matière corporelle, nous sommes seulement du vent, du vent inconscient et dur à cuire, difficile à gérer, sentir et calculer, un vent si précieux que les autres en veulent.
Se prendre un vent ici est l’équivalent de se faire voler la petite flamme de sa bougie, son bitcoin, son aura, son âme son essence et qui dit vent dit courant, donc tiens-toi bien, et bien près de toi, de tes vibrations, de tes énergies, tes émotions, ton précieux karma, garde ton shakti, sinon le premier venu te prendra la flamme de ta bougie !
Nous échappons ici du vol matériel pour renter dans le domaine du vol immatériel !
Maintenant que nous sommes constitués d’une force mathématique invisible, plus rien de matériel ne nous atteint !
Nos faiblesses passées déconcentrent notre actuelle constitution.
Cette accumulation qui nous pèse désormais, qu’allons-nous faire d’elle ?
Que faire d’elle maintenant ?
La supporter, de bonne conscience ?
Eh bien, profiter !
Bienvenus en inconscience !
Attention, dorénavant que tout vibre, que tout s’irradie et s’excite, un flash visuel nous éblouit, l’explosion intérieure extérieure en simultané fait de nous une seule entité énergique instable pour le moment car nous sommes séparés seulement par nos courants émotionnels ou sensoriels-filants, ce sont la nouvelle composition-sensation d’existence ; maintenant tout peut commencer !
Cette nouvelle robe nous porte à danser autrement, plus maladroitement que sur la terre ferme. Ici, c’est l’acquis qui domine, et le must, c’est la vielle énergie résiduelle qui est en nous, c’est elle qui valse now ! Elle nous catapulte et désormais nous forme, nous déforme à sa guise, nous sommes la masse d’une forme fantastique individuelle et universelle, d’une puissance brute, condensée et en état d’automatisme absolu de continuité existentielle-universelle. Cette force unique d’auto propulsion-répulsion n’a plus besoin de matière et encore moins de combustible, arrivée au sommet de son éclosion universelle titanesque.
Nous sommes la résultante de l’antimatière humaine, celle qui coexiste avec les autres forces de cet univers immense mais commun à tous, c’est notre cohésion universelle.
Nous quittons cette terre-leurre cette ellipse qu’est la vie, pour rentrer dans cette magique constitution stellaire.
C’est ça, c’est nous, nous sommes tous ici !
Bons pas tous, mais ceux qui…
Nous devons altérer les vieilles structures laissées et imprimés dans nos vies anciennes pour créer de nouvelles portes universelles de sorties, et continuer d’exister sous cette métamorphose spectaculaire !
C’est cataclysmique !
Entrons !
Jos est perplexe, perdu navigue dans l’incertain, un mixeur fou pétille dans ce qui pourrait s’assimiler à son nouveau cerveau, mais lequel ? Puisqu’il n’y a plus rien ? Qu’importe !
Que faire de cette patate chaude ?
C’est incommensurable ! Pire, il s’oublie, matériellement il n’existe plus, invisible mais présent, difficile d’imager cette scène, l’inexistant est seulement perceptible alors comment le dépeindre ou décrire ?
C’est simple : ne pas le faire, mais le côtoyer, l’apercevoir, le vivre, et surtout le sentir !!
Le construire comme si c’était vous le prochain venu.
Après tout, si on meurt et qu’on continue comme si de rien n’était, ça ne va pas le faire, donc je vous invite à pénétrer dans cette mort, de la façon la plus irréelle possible, la plus spectaculaire, la plus inattendue et savoureuse, sans aucun code terrestre qu’auparavant a existé.
Entrer ici c’est comme un péché inavouable, même si c’est impénétrable, fermons les yeux, et entrons !
Nous voilà dedans ! Tout ici est fascinant ! Et pouvoir le vivre, encore plus !
On le fait en passant par une porte dérobée, par la rue du Repos, qui, contrairement à ce que son nom suggère, aboutit sur un chemin où les mots ouvrent toutes les portes qui n’existent pas dans ce monde banal. On tombe sur la compréhension, la logique constructive dresse notre chemin d’interprétation du monde, et là tout s’emboite, zut !
L’immense puzzle vole en éclat comme un champignon nucléaire et puis s’autoformer d’une façon logique et soudaine, ce puzzle c’est ce grand cimetière, et chaque tombe en est un morceau où les noms et prénoms constituent des nuages de mots bas. Chaque nuage est un livre rempli d’histoires de nos vies sur nos morts, le tableau devant nous brûle d’une flamme glaciale et piquante.
C’est dérangeant et incompréhensible, c’est comme danser un flamenco fou exécuté par des épileptiques, situés sur un énorme trou noir bordé de flammes étincelantes, gazeuses, comme dans un puit sans fond ni bords. Marcher sur du néant diront certains, d’un instant riche où l’on se sent en explosion et reconstitution permanentes. C’est comme une réaction enchainée d’antimatière, celle qui est sans fin, et qui percute tout sur son passage. On traverse le rideau des larmes des restants, un condensé d’émotions humides, pour enfin arriver de l’autre côté, le coté éclair du miroir, juste après le flash crépitant d’une rafale d’énergie en pluie inversée.
-Adelaïde : Tu vois ? non tu ne vois rien encore…
Jos ne sait pas quoi foutre !
Tiens, allons vers l’allée des perdus :
Un bruit sourd, étouffé, impose sa présence. Tout se condense sous une forme de lourde intensité, telle des popcorns flous-fous, halographiés et presque interminables dans leur mouvement, barbotant dans des intenses fragments colorés d’éternels, amortis des vieux vécus, d’ombres coulantes du passé colorés.
Tout bouge en un craquement sous nos yeux, un défilé constant du passé se détache comme crachats de laves d’un volcan tombées du ciel, et un trouble avenir immédiat aperçoit notre existence.
La Danse Cosmique
Depuis nos premiers pas sur cette terre fragile, une force quantique s'accumule jour après jour, éternité après éternité, comme un mille-feuille loufoque.
Nos vies sont des symphonies douces-amères, d’attraction et de répulsion, d’émotions vibrantes, expériences proches et lointaines, chaos et beauté mêlés à tout ce qu’existe ici. Des bactéries aux dinosaures, des pyramides aux étoiles, l'humanité danse son épopée courte et chaotique.
En quelques microsecondes volées à l'univers, nous voilà ici, sur cette terre, c’est uniquement ici que nous apercevons notre essence mortelle. Comprendre ? C'est fou, oui. Mais personne n'est revenu nous le dire, et pourquoi faire ? pour rompre le mystère de la mort ?
Ce monstre aux mille vies, ce géant scintillant de bulles de temps, tourne gracieusement autour de son soleil, tout est faussement en équilibre, car notre système solaire est aussi programmé pour mourir un jour, et renaître ailleurs, entre temps nous nous préparons…mais à quoi ?
C’est uniquement pour nous, les morts, que cette expérience est réelle ! Seuls les morts peuvent la vivre, c’est mortel !
C’est Incroyable !
C’est ce nouvel état qui nous permet une pareille exigence-émergence existentielle, je vais seulement et follement tenter de survoler ce lointain imaginaire humain avec mes mots insuffisants, terrestres, piégés ici et là.
Tenez bien en place vos terribles envies existentielles, vos palpitations inquiétantes, car ça va fabuleusement secouer, elles risquent de vous picorer l’âme de l’intérieur, de friper vos picotements épidermiques, d’exploser vos conclusions au stade actuel de choses, la chair qui vous constitue en réaction continue, vos neurones en électricités statiques, votre aura en folle état de départ, sans savoir encore où aller. Tout va s’énerver, et vous ne saurez pas pourquoi !
Ces forces vont interagir violement, et peut être, ne pas comprendre ce soudain flash-back qu’elles vivront lorsque vous arriverez ici, mais c’est normal, c’est l’inconnu le premier ennemi de l’homme, créé par sa propre sottise, il aime explorer, développer, évoluer, combattre, détruire, vaincre les défis, progresser, évoluer en permanence le fait vivre !
La routine ennuyante du vivant, le même programme, quotidiennement, mène inexorablement à la mort stupide commune, et on l’appelle cela : dépression du mal vivre, ou de l’incompréhension existentielle.
Alimenter la vie, c’est ne pas donner du grain à moudre à la mort, mais savoir quoi faire d’elle, savoir pourquoi on vit, où on va, pourquoi on est là ? ou comment sublimer notre existence pour la fidéliser à un bonheur terrestre, dynamiser le quotidien avec des moments agréables heureux, des surprenants sursauts de bonheur inattendus, voilà, c’est que c’est d’exister ! Cette force nous blinde contre les malheurs qui font partie aussi de notre trajectoire, mais si par mégarde la malchance nous piège serez-vous capable de surmonter ?
La mort génère une peur souterraine, la même peur que l’on a quand on met un doigt dans un trou noir de l’espace sidéral.
On s’use à ergoter autour de la mort et les futilités idiotes créées autour, et comme disait ma grand-mère : si ça les calme, laisse-les faire, l’humain brodera toujours de la sottise autour de l’inconnu, c’est son gagne-pain, son gagne temps à vivre, son gain d’importance sur un rêve inventé, rien d’autre.
On ajoute à tout cela d’autres absurdités faramineuses, et ça en devient le meilleur cocktail utopique de destruction humaine, voilà comment bousiller un cerveau, mettez lui un peu d’inconnu bien mélangé avec des peurs et faites payer ! Et hop le miracle imbécile est né.
Le vivant se retrouve ainsi enveloppé dans son propre piège : le mensonge humain, qui lui donne l’impression d’exister, même de vivre dans une économie fantastique aussi matérielle que destructrice, mais même la meilleure intelligence artificielle au monde ne pourra jamais définir la mort, la mort c’est du vécu, de l’existentiel vivant, pas du crée ou calculé en silicium, la mort, c’est la séparation du corps de l’énergie qui l’habite. Ce n’est pas la même réaction que lorsque vous débranchez une intelligence artificielle, parce que quand la machine tombe rade, aucune énergie s’échappe d’elle, voilà la différence entre un humain et une machine, cela s’appelle de l’existence et l’existence ne dépends pas de composants électroniques, simple non ?
Explique Adelaïde. Le fait de mourir, est difficile de l’accepter, simplement parce que nous changeons d’état, et la méconnaissance de cet état nous perturbe, l’inconnu qui est en nous s’agite, c’est comme l’art, on l’aime seulement si on le comprend !
-Jos : pourquoi la matière commence à exister, se consomme, ou cesse d’exister ?
-Adelaïde : c’est le cycle éternel de l’univers, pour vivre, il faut mourir ! Sans mort, pas de vie, et sans vie, pas de mort ; du dénommé élément 0 - 1 : to be or not to be. Ben, on est ici car on a déjà existé sous une autre forme, les deux sont valables sans se poser la question, dès lors qu’on existe, naître, être et ne plus être, c’est une norme d’existence universelle.
Le plaisir partagé avec autrui se coupe comme un fil, son existence est éphémère, mais l’humain se forge dans un absurde et éternel existentiel ! Et quand cela se termine, on ressent l’envie de recommencer…ainsi va de même pour la vie, pour l’univers.
Pourquoi pourrit-on ?
Parce qu’on est matière organique, du compost terrestre, et notre force l’élément hors matière, surveille constamment notre état, il flotte en permanence autour de nous, en tant que nuage d’énergie, force-structure, c’est lui qui tire les ficelles de notre corps, comme les ficelles d’une marionnette, guidé par l’énergie.
Ce cycle est valable pour tous, sache-le ! Peste Adelaïde et poursuit :
L’énergie, tout comme de nombreuses autres choses, peut se présenter sous différents degrés. Un pommier n’aura pas la même énergie qu’un ver de terre, qu’un volcan, qu’un orage ou un tsunami, mais il a le sien, c’est pour cela que l’équilibre règne en nature, quand elle n’est pas altérée par homme.
Pareil pour les animaux, plantes, fruits, organismes divers et tout élément vivant possédant divers degrés d’énergies, les matières se consomment et s’agitent, puis périssent parce qu’elles sont toujours les combustibles de quelqu’un d’autre. C’est pour cela qu’elles existent, et elles sont faites pour nourrir, mourir, pourrir, se transformer, continuer, recommencer sous autre existence…as-tu peur d’exister autrement ?
Si oui, ne fallait pas naître !
Si non, il va falloir tout comprendre !
Marre de produire des cris muets !
Assez d’entendre insulter la mort !
Tu avais dix milliards de possibilités de laisser gagner la course à quelqu’un d’autre, mais non, toi, le sperme du milliard, t’as combattu et gagné le droit de mourir ! Donc exister !
C’est ta victoire obtenue pour avoir le privilège unique de mourir, tu rentres dans un phénomène désormais inévitable et universel, t’es le seul maître de ton existence, tu gères la vie, la tienne face à cet aspirateur éternel, l’intensité ou tu la doses ou tu fais une over dose de vie, quittant ta tempête intérieure et tu termines ici.
Les matières dites inertes résultent des cycles déjà terminés, de ceux qui n’ont plus rien à raconter ni à faire.
Le Père Lachaise est le lieu des cycles humain terminés, les voilà enterrés, allongés ou cramés, rangés, priés, sollicités et visités, ou simplement oubliés, quand le dernier vestige d’un souvenir meurt du dernier survivant, c’est là qu’on rentre dans un conflit sensoriel existentiel décrété par les humains, une odeur de violence macabre comme pour exorciser l’incompréhension que la mort provoque.
C’est un langage étrange qui s’ouvre à nous, plus commun, plus universel sans points ni virgules, libre et chimiquement compréhensible par la force de l’énergie !
Même le diamant termine son existence en feu le moment venu, et pourtant, c’est le plus dur à cuire !
Imaginons des sensations non-vécues, inconnues, qui n’ont a pas encore été expérimentées et/ou ressenties. Par exemple, se sentir à nouveau comme un spermatozoïde luttant pour rentrer dans l’ovule contre neuf milliards d’autres qui tentent de pénétrer au même temps, le combat fais rage d’où seulement émerge un seul lardon, le gagnant ! ou encore mourir et revivre quelques mois plus tard, tel un Lazarus le mytho !
Faire un séjour éclair dans l’espace lévitationnel sidéral, glaner sur quelques météorites, se faire caresser par les poussières d’étoiles filantes, filer à des vitesses inimaginables, loin de tout ce qu’on a expérimenté sur terre, plonger au fond de l’océan avalé où un bleu infini froid d’intensité inconnue nous accueille bras ouverts, se retrouver dans un vide profond d’une grotte terrestre hyper mystérieuse et flotter dans un silence statique au sommet de l’Aconcagua, réaliser un saut à l’élastique inversé vers le ciel et ne pas redescendre, comme un ver sous terre déambulant dans la matière, effectuer un vol en parapente sans fin autour de la terre, nager dans la densité d’une mer ultra salée avec des courants ordinaires et électriques picotant nos doutes, ou léviter naturellement comme le ferait un drone dans l’air, libre d’ailes. Plonger dans un froid glacial et dormir des milliards d’années. Inversons ce qu’on a vécu pour les envies d’un autre, profitons par procuration d’un plaisir imaginé par un autre, transformer nos phobies en folies, sans forcément les aimer. Expérimentons-les avec quelqu’un d’autre. Comprenons pourquoi nous n’avons pas les mêmes envies et gouts, pourquoi cela diverge, change ou évolue d’une tête à une autre, mais acceptons les désirs d’autrui, comme une autre existence et pourquoi pas, apprendre à les aimer, à les détester.
C’est ça aussi la complexité de nos existences, le vide et l’immatériel est en nous, ils squattent la matière, c’est la complexité existentielle de la vie tout simplement, explorons-la !
Cette antimatière animée invisible fait aussi partie de nos fractures vivantes, c’est ce que nous n’avons pas su explorer pleinement encore, pour x raisons complexes de méconnaissances et d’absurdités.
Ici, nous pouvons constater son existence, et maintenant, nous allons nous approprier de cette immersion spirituelle, qui ressemble à une exploration sous-marine : ressentir les composants réels de vie qui nous entourent, l’antimatière palpable, écouter les mots de choses, sentir la lumière transpercer les fêlés et de tout ce qui a de la vie autour de nous a pu ébrécher, tous ces éléments qui nous semblent inertes, qu’ils soient aériens, terrestres ou submergés, réels ou pas. Imaginons subir le poids-pression qui ressens un poisson dans l’eau, comme un plongeur se faufilant dans une matière connue et enveloppante, sans aucun contact avec un quelconque élément si ce n’est une pression légère mais constante tout en gardant la sensation de frôler en permanence quelque chose de insensé mais brulant dévoré, de chaotique mais contrôlé, un flux de protection offrant une sensation aquatique indescriptible, comme un astronaute dans l’espace, flottant imperturbablement dans un néant sidéral, en équilibre lévitant au milieu de ce univers perturbé.
Voilà le vide transformé en éternel support de l’immatériel, comme une plume en chute libre d’un voyage perpétuel venant de l’espace. C’est exactement ça que nous devons retenir comme vision-sensation de l’enveloppe indécelable qui désormais nous possède ici. C’est ça d’être dans notre toute nouvelle existence, c’est ça d’être mort, de ne plus constater la vie pulser en soi, réintégrer ce nouvel irréel, avec les nouvelles sensations à explorer à partir du vide ce qui nous est inconnu.
Tentons de détailler les nouvelles sensations de cette manière : fermez les yeux et approchez vos mains sans jamais vous toucher, sentez la source d’énergie qui frôle et chauffe légèrement sur vous. Imaginez-vous devant une glace qui ne renvoie plus d’image en reflet, une ampoule qui n’éclaire pas mais irradie, un glaçon qui ne refroidit pas et ne fond pas à température ambiante.
Toute approche ainsi vécue sera une expérience concrète pour tout autre élément choisi, et il sera complètement différent selon la matière qui interagit, et en fonction de vos capacités perceptives possiblement développés, de vos puissances combinées à votre ingénieuse concentration intellectuelle, sans oublier l’instant émotionnel investi.
À chaque nouvel élément, sa propre charge émane, c’est le jeu des opposés (+-) qui détermine sa pure et unique existence.
Le « Tout matière » se perd, a l’exception de votre grain d’essence allumé, élémentaire de vie antérieure qui émane encore ici. C’est une source, celle de l’éternité, qui ne dure que quelques microsecondes en timing humain, quand même le temps de ce monde intelligible est en éclat permanent comme du plasma en fusion ! De toute façon, les équations mathématiques humaines ne coïncident pas avec les équations métaphysiques de l’univers, qui s’étirent comme des fins fils énergétiques-élastiques jusqu’à l’infini, sans lois ni règles, hors celle de l’équilibre de leur nature initiale, pour enfin disparaitre du point noir d’existence, et prendre un tunnel-trou-noir et boum, ressurgir ailleurs. Ce sont ces altérations constantes qui régissent cet univers multi-unique, ces deux mondes : matériel et immatériel, qui ne font que se croiser en permanence, s’équilibrent, pire, ils se consomment ! C’est leur symbiose de vie, c’est leur existence, l’un est dans une bulle : la terre ; l’autre l’entoure, le porte, et le transforme, sans rien laisser apparaitre, comme une force invisible mais puissante. C’est ce que la nature te laisse apercevoir : ce monde qui te mange et te caresse à la fois, il est presque protecteur et prédateur à conscience variable. Intéressé à garder cette instance-fragment où tout s’équilibre, mais le moment venu, tout sera consommé d’une seule bouchée finale, et plus rien n’existera, ou seulement un rocher épuisé entouré des gaz toxiques de déchets vie.
Pour l’instant, nous cohabitons sommairement ensemble, et c’est notre fragile équilibre car personne ne sait encore ce qui arrivera si un jour l’une des forces gagne, mais sans doute ce sera l’effondrement final de notre pseudo équilibre, et forcément, la naissance d’une autre entité, mais avant d’être dans cette situation nous avons des milliards d’années à passer.
C’est de cet accouplement dévorant et permanent qui se crée la bi-force équilibrée.
Ces deux forces se frottent et créent la vie partout dans l’univers, y compris sur Terre, et ce qui vit un jour, doit mourir un jour. De cet échange émerge le mouvement de la vie, et exister signifie se former à vivre, se former à mourir. Le plus fort sortira victorieux, imposant sa supériorité, au lieu de l’équilibre ; qui est pour ceux qui restent encore un temps. C’est peut-être la génération chaos qui pousse l’humanité à cohabiter avec ces désastres déstabilisants, entrainant les êtres vers des situations hors contrôle et fonçant vers un certain clash.
Rien n’est dû au hasard
Notre organisme héberge une horloge interne principale, nichée dans une région du cerveau nommée hypothalamus, c’est là où la construction démarre.
C’est le point névralgique logé dans la douleur qui nous génère, nous aidant à survivre, et en dérangeant ainsi toutes nos fonctions vitales, usant nos vies avant qu’on ait le temps de s’en rendre compte, comme le fait le simple lavage de cerveau, par un furtif carnassier d’âme. C’est l’équilibre fragile de notre existence, moitié bonheur, moitié douleur. Un rien de l’un altère l’autre faisant ressurgir l’inconnu psychiatrique et consommateur qui fera et/ou créera de nouveau un toxique et dévastateur mystère. C’est ça la vie, celle qu’on devra encore étudier si la mort n’interrompt pas trop vite cette recherche.
L’éternel sujet existentiel reste toujours sur la table des vivants, car l’homme est un autopsieur permanent de vie, sans pour autant se façonner intelligemment ; des constats que le passé a tatoué sur son existence depuis l’âge de pierre, il perdure, tout en continuant de scier la branche sur laquelle il est.
Le dépeindre, c’était la seule façon de le confronter à la vie, et forcer la mort à se dévoiler un peu plus, comme une éclipse qui dévoile le soleil au ralenti, pour après nous obliger à ne plus le regarder, nous soumettre à sa volonté ! Voir-savoir n’est pas la meilleure chose à faire, ni montrer le combat et combien de temps durerait la bataille : pour certains, quelques secondes, pour d’autres, jusqu’à la fin de l’humanité. Pourquoi compter quand on sait que les nombres sont illimités ! Nous vivons sur des longueurs que seul le mouvement vital définit : ce qui est en vie, et ce qui n’est l’est pas, mais cette friction ne donne qu’une étincelle très limitée de ce passage fugace terrestre, de là la difficulté à la décrire. Comment décortiquer ce qui se passe dans ce trouble émotionnel mortuaire ?
C’est un ouragan fabriqué de l’intérieur, et avec la capacité de jaillir en un coup de foudre, empli d’émotions-étincelles, et d’entrer, façonner dans une autre existence, des choses qui n’ont plus de formes. Comme une schizophrénie permanente de vie, avec des fragments de cohérence et incohérence, parfois de folies, de voyelles en feu qui en se consommant criant haut et fort les mots des mourants humains, ce que nous ne pouvons plus entendre. Ces mots nous pénètrent, jusqu'à cent mille flèches-mots, toute la contenance d’un dictionnaire ! les mots de toute une vie ! et nous rentrons dans une logique saccadée monumentale, maintenant c’est à vous de digérer cette situation, cette nouvelle inexistence extra matérielle, irréelle, c’est cocasse de révéler la magnifique chose qui n’est plus terrestre, ni extraterrestre, mais seulement perpétuelle, puissante, chimériquement invisible !
Puissamment, c’est ça continuer d’exister comme une vraie puissance !
Puisque c’est un nouveau stade, exo-matériel et profitable à l’énergie seulement, celle qui quitte le corps.
Ça décolle grave, et on ne sait pas vers où, car nous ne savons pas où va cet univers et qu’importe puisque l’infini c’est partout, nous nous dirigeons c’est tout, c’est comme une impression de d’exploser-explorer de partout, comme traverser les angoisses de vapeur de ce monde.
Mais sur un seul conduit-passage, une seule ligne lumineuse.
D’ailleurs, ça servirait à quoi de le savoir ?
Nous avons appris beaucoup de choses sur terre, et nous ne sommes pas arrivés au bon port, a quoi bon savoir ce que nous attends, si sur terre nous avons gâché, presque tout…
Les directions sont inconnues et lointaines.
A quoi bon demander, si même ici, on n’arrive jamais à tout connaître.
Ces réactions n’existent qu’une seule fois sur la matière.
Dans le royaume de l’unique, c’est la loi.
One shoot time.
Les directions sont secrètes pour les vivants, logique, pas de retours constatés.
Connaitre sa destination, c’est illogique, puisque l’univers est omniprésent, inconnu, et fonce vers l’ailleurs, par des courants que personne à encore identifié. Nous imaginons ces mini tunnels noirs qui nous connectent vers les plus gros, les plus tragiques et les plus violents, les enjamber et filer ainsi vers les infinis lointains !
C’est ça de vivre dans ce courant universel-perpétuel.
Énergiquement puissant, c’est constamment bouillonnant, et la permanence existentielle est vitale ici. Une extrême confusion règne, tout se perturbe de façon anarchiquement incomprise, mais généreusement équilibrée, ici, même les hécatombes se stabilisent !
L’hécatombe n’existe que s’il a une victime ou des victimes…
Les éclairs sont des spaghettis mous de lumière !
Tout existe par l’unique et seule création mentale, d’une multitude des couches-mondes superposés par la génétique évolutive humaine, entrelacés comme un mille-mailles interstellaire d’apparence désorganisé. Ces courants, grands et petits, légers, microscopiques, simplement vivants sous une autre forme, lévitent dans ce macrocosme où chaque miette, poussière, ou particule d’étoile s’exulte à temps, pour exécuter la danse universelle commune a tous, dans notre jardin imaginaire, ou les fleurs les plus improbables existent !
Sans heure ni partition, décomplexés certes, ils forment des lignes tangentes et des perpendiculaires imaginaires, affranchies de toute géométrie numérique superficielle.
Ce qui existe se défait, sans aucune intervention divine puisque chaque courant est individuellement sublime et auto-constitué, seul l’inexistant opère, l’essence règne, les couleurs d’énergie voguent partout, offrant une sensation unique à chaque étincelle chromatique, explosant nos cerveaux de questions qui n’existent pas sur terre.
À la question : « peut-on adorer l’inexistant ? », la réponse est non, car nous sommes tous un moment d’un futur et d’un passé instantanés, nous sommes des particules de vies et puis quand on meurt, on devient soudain le passé de quelqu’un, le passé d’une histoire, le passé d’une vie, d’un monde bref, on est dépassés.
Comme un timbre oublié, tamponné sur une vieille enveloppe, et qui ne voyagera plus, nous ne pouvons pas nous adorer nous-mêmes ou ce que nous créons, encore moins ceux qui nous ressemblent, nous pouvons adorer la vie et ce que d’elle émerge, l’amour entre autres, c’est elle qui nous porte et nous apporte cette joie-malheur. Bonheur de changer de stade, de changer de vie, entre vive joie ou chagrin pénible dépourvu d’énergie, mais pour beaucoup, la mort c’est l’insurmontable, car elle les enlève les joies matérielles, de partage et de vivre. Nous sommes juste une courte ellipse métaphysique sur terre, l’expérience qui ne s’adore pas mais qui se jubile, s’expérimente, et s’explore de la meilleure façon possible, la pire serait de la raccourcir et se situer sur un toboggan pour arriver ici. Alors pourquoi laisser des évaporations mystiques submerger les vivants d’une seule et unique opportunité expérimentale et, si merveilleuse que c’est de vivre ?
Juste pour éveiller l’envie de chercher dans cette superficialité matérielle que s’approprie de l’entité unique, c’est-à-dire l’âme l’essence, et puis de tout votre corps qui vous suit dans la chute.
C’est ce que les morts n’ont pas trouvé comme réponse lorsqu’ils étaient vivants, c’est l’absence d’actions vivifiantes, perpétuelles, sortez, vivez, expérimentez respirez et mangez de la vie ! Car rester dans cette absurdité vous enferme dans la foi d’autrui, créez la vôtre, sortez de ce costume étriqué, qui n’est et ne sera jamais le vôtre, ne restez pas comme une mouche prisonnière dans un verre !
C’est parce que l’inexistant échappe naturellement à toute loi que certains morts trainent encore leur perversité depuis la nuit des temps dans cette vie et jusqu’à ici, altérant les vivants à faible réceptivité, ce sont les tyrans et autres dictateurs de pacotille (âmes dissonantes de toxicités universelles dévastatrices). Les plus puissants en profitent pour semer leur trouble sur terre, ce sont des âmes belliqueuses, celles provenant de matières noires destructrices qui sillonnent l’univers cherchant à provoquer du chaos & instabilité appelés aussi des troublions cosmiques, ils sont les gardians du néant, de la pourriture céleste ! C’est ça, leur carburant !
Et il croit dans d’autres courants plus grands, plus puissants, plus nocifs, ce sont eux qui avalent tout sur leur passage, ne laissant rien derrière eux, seulement de la désolation inerte. Pour exister, ils doivent prolonger le malheur en s’attaquant à toute matière se trouvant sur leur chemin, le mot vie est inexistant, eux-mêmes sont déjà terminés : « terminer » est leur devise, ils sont en constante voracité céleste, cherchant à pénétrer dans la conscience humaine, une fois réussi l’ouverture cannibale cérébrale s’opère, c’est ce qui leur permet de s’infiltrer avec malheur pour y rester. C’est ce qu’ils font : perturber, accélérer la destruction de la terre et ses alentours, la rendre si inerte que l’exemple juste en face et c’est la lune, plus anéantie et désolante, la pauvre est d’une sèche tristesse mortelle !
Certains humains faibles, vides de leur essence et de leur stabilité psychologique, deviennent les plus faciles proies dépendants-perdants de ces courants de malheurs cosmiques, et pas comiques !
Les plus doués sont minoritaires, ils échappent à tout dogme destructeur et se réalisent sublimement, pour les autres la toile tissée s’incruste comme des parasites dans des marionnettes à dominer et contrôler, provoquant ainsi désolation et perdition, comme les âmes pourraves se recyclent à l’infini, le malheur est aussi éternel !
Adelaïde continue :
C’est le combat permanent que nous menons partout !
Et ce depuis 1804 par décret royal, depuis le dernier coup de pelle sur ma tronche, que je constate la triste péremption humaine, bien sûr que d’autres vies existaient déjà avant, mais je n’étais pas là pour vous le décrire.
Et contre les faux dieux, les fausses démocraties les faux billets de vraies banques des fausses promesses par milliards que les hommes laissent couler pendant toute leur existence !
Faut de l’absurdité profonde pour croire qu’un seul dieu règnerait sur les milliards incalculables d’étoiles et d’univers comme un seul homme sur terre dirigerait seul cette planète, c’est absurde et inexistant, ce sont eux ces vendeurs de peurs qui s’accrochent aux vivants pour exister, car par eux-mêmes ils ne sont rien, juste des mythomanes, des beaux parleurs dans ce vide sidéral !
Ils font des croyances les mythes le plus toxiques, qu’eux utilisent ensuite pour gruger !
Ils inventent le leurre spirituel !
Adelaïde crie en riant à très haute sonorité.
Imposer l’inexistant pour pouvoir exister.
Elle rias à grands dents de l’incompréhension de Jos.
Les âmes sordides piègent les nantis sur de fausses routes spirituelles, or la vrai et l’unique est individuelle : c’est celle qui vous créez pour vous ! ou vous croyez pouvoir rentrer dans des chaussures de quelqu’un d’autre ?
Porteriez-vous le dentier d’une autre gueule ?
C’est pareil pour les religions !
Ce qui vous construit vous, ne construit pas un autre, elle cherche à vous faire rentrer dans son moule, dans sa psychologie dans ses angoisses ses bigoteries altérantes, vous n’est plus vous, mais lui, vous devenez celui qui a pondu cette misère psychologique par mimétisme, comme si la vie n’avait pas assez de ses malheurs à confronter, pour choper encore le malheur des autres !
C’est la triste constatation de ce que l’humain prépare à son prochain…
Comment ainsi explorer sa propre existence, si c’est quelqu’un d’autre prends votre place ?
Un long chemin de lecture intérieure vous facilite la future exploration personnelle : la vôtre !
Et je le répèterais autant de fois que nécessaire !
Vous êtes prêt à l’explosion.
Elle n’a besoin de rien, sauf de votre étincelle !
Tous les pièges universels sont valables, mêmes les pires, puisque dans ce combat, les lois ne valent rien.
Ils font croire aux faibles que leur histoire divine et punitive fabriquée de toutes pièces produira un être limpide qui sera logé dans un paradis matériel, mais qui va gober ça ?
Seulement ceux qui sont conditionnés à la matière, tout en sachant que tôt ou tard, nous allons la quitter…
Mais : plus c’est gros et plus ça passe, c’est constaté par le désastre que cela provoque actuellement, aux yeux de nous tous.
L’intention est là, cachée juste derrière la peur que les fabulateurs développent dans la tête de fidèles aux oreilles molles, on entend crier haut et fort, c’est presque impressionnant : j’ai la réponse à tout ! avant la vie, après, et l’après mort, comme ils ont des mots due à la souffrance, aux malheurs et désolations ! La toile d’araignée tissée est posée, le nanti est encapsulé sous la totale domination d’un néant imaginaire, c’est comme une mouche qu’on contrôle à partir d’un smartphone, le mythe les enferme, détruisant ainsi toute leur capacité d’évolution individuelle.
Jos : Panurge dirige vers cette créature imaginée, et avec quel objectif ?
Adelaïde : Leurrer, les piéger dans l’inertie de l’absurde… Pomper ce qui est matériel et ce qui reste de précieux à consommer, absorber la puissante adrénaline que la matière génère.
Pourquoi un fabulateur ne demande pas autre chose que de l’argent ?
Dit Jos.
Adelaïde : pour saigner les fidèles, le plus longtemps possible, jusqu’à la mort, comme un cheptel dirigé à l’abattoir, ni plus ni moins c’est leur fonds de commerce.
Sans cette dogmatisation leur existence est nulle, et ils ne savent pas voler les âmes.
Les voleurs d’âmes vivent ici au Père-Lachaise.
C’est leur façon de faire payer aux vivants leur naïveté contractée à la naissance, créant ainsi une déformation-dépendance que cette distance émotionnelle cause.
Même après leur mort, certains causent encore des troubles, et ce pendant hyper longtemps !
Leur filigrane venimeux continue d’exister, le führer en est un, et pire encore avec ses followers gouvernants et nous perpétuant ainsi et encore ses désastreuses conséquences.
Des perturbateurs du vivant, avec le cul entre deux choses : le bon et le mauvais.
Cette cohabitation est toujours dangereuse, quand le pire passe à être majoritaire…
Jos :
Ah, c’est pour ça que je me sens extérieur, je ne suis plus comme les autres, et cela arrive quand le corps ne produit plus de matière plus de chaleur intérieure, plus de mouvements d’ombres visibles, ou quand le miroir refuse désormais de t’envoyer ton image, tu deviens Hadès.
Adelaïde :
C’est ta nouvelle forme inexplorée qui provoque cet état ? nous sommes dans une zone de résonnance irréversible coco, réveille-toi !
Adelaïde poursuit sa diatribe.
En tant que nouvel électron, vous êtes libres de parcourir le monde-cimetière inventé et créé pour vous, c’est la seule façon de quitter cette terre, bien s’imprégner tout piger et hop filer ou d’y rester mais autrement cette fois-ci, en s’éradiquant de sa matière, ici on parle d’infini dans