Une fois connecté à votre compte, vous pouvez laisser un marque-page numérique () et reprendre la lecture où vous vous étiez arrêté lors d'une prochaine connexion en vous rendant dans la partie "Gérer mes lectures", puis "Reprendre ma lecture".
CAMÉRA : Lors d’un retour tardif, seul, en dehors de toute patrouille, Marc descend jusqu’au fond du vestibule. Il découvre un sas métallique entrouvert. Derrière, une lumière pâle et pulsée.
FX : Les murs intérieurs sont doublés de plomb, couverts de traces de griffes ou de brûlures. Il pénètre dans une vaste salle où s’alignent des cuves de verre, brisées ou actives. Des formes difformes flottent à l’intérieur.
CAMÉRA : Des cages ouvertes. Des tables d’opération rouillées. Du matériel médical fusionné avec de l’os. Au fond, une dalle sacrificielle entourée de glyphes vivants.
FX : Une odeur insupportable, mélange de sang cuit, de moisissure et de plastique brûlé. Un hurlement lointain retentit. Non humain. Trop long. Trop modulé.
DIALOGUE (MARC, à lui-même, tremblant)
— Qu’est-ce que vous avez fait ici…
CAMÉRA : Il découvre un miroir couvert de glyphes. Son reflet ne bouge pas. Il hurle.
TRANSITION : Le choc est tel qu’il ne fuit pas immédiatement. Une crise le saisit : tremblements, hallucinations, perte de repères. Il erre dans les tunnels, incapable de retrouver son chemin. Le temps se dilate : ce qui ne dure que dix heures lui semble un siècle. Il délire, parle seul, voit des visages dans les murs, des corps dans les angles morts.
Marc remonte lentement à la surface, les vêtements déchirés, le visage marqué. Lorsqu’il émerge enfin, la lumière du matin le fait vaciller. Il s’effondre à la sortie d’un puits d’aération oublié, en périphérie de la ville.
Des passants l’ignorent ou le contournent. Le monde réel semble insensible à ce qu’il transporte, à ce qu’il est devenu.
Il parvient à regagner son appartement. Là, il se terre plusieurs jours, brisé, incapable de parler ou de penser. Des crises de tremblements le saisissent. Des rêves enfiévrés hantent ses nuits. Il entend encore les voix des profondeurs. Il les note, les reproduit.
FX : Les murs de son logement sont couverts de glyphes gribouillés à la hâte. Il ne sort plus que pour chercher de l’encre, du papier, ou des médicaments qu’il ne prend pas.
FIN DE SÉQUENCE.