Charon Crésus

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Quand survient la guerre ce démon immonde

Quand le Styx déborde, inondant le monde

Abondant les finances du passeur Charon

Entassant les oboles d’argent par million.

 

Ni esquif, ni barque, ni un frêle radeau

Car il faut pour ces flots un vaillant paquebot

pour naviguer à travers ces eaux démontées

Jusqu'aux enfers, neuf fois le courant remonter.

 

Les morts en croisière vers l’exil éternel

Ressassant sans fin ces absurdes querelles

Raillent amèrement le général qui dit :

Dulce et decorum est pro patria mori

 


Publié le 22/12/2025 / 9 lectures
Commentaires
Publié le 22/12/2025
Pour le amateur de MetallicA, la musique est ici : https://youtu.be/pxiz4KTJF-4?si=ncTRHZFd6jM5RmBJ
Publié le 23/12/2025
L'utilisation du mot "croisière" au début de la dernière strophe m'a fait rire, car la traversée n'est pas de tout repos dans les Enfers ! (rires) Le bateau avance dans une eau sombre remplie de cadavres (pas très vendeur). Cela tranche avec la dureté des lieux, mais ce n'est pas suffisant pour les rendre sympathiques... Bref, je suis contente de retrouver le latin, l'origine de notre français, que j'ai côtoyé pendant dix ans, et qui est une belle clôture à ce poème. Merci Plutus !
Publié le 24/12/2025
Le dieu argent s’est imposé sur le trône de l’Olympe et ne se laissera pas destituer… Le fleuve tumultueux a toujours de beaux jours devant lui. Merci du partage et à plus tard Plutus.
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