Cher Rhône

PARTAGER

Le Rhône que je n'ai jamais dompté,

Comme un géant, une éternité.

Moi, l'impuissant, les yeux baissés.

L'autre rive, espérer et regarder,

Ces collines de vie, le vin coulé.

Voir encore les romains, triompher.

Faire commerce et cultiver.

Façonner cette terre, l'élever.

 

Le Rhône m'emporte, m'en aller.

Suivre le courant, la méditerranée.

Le soleil de provence, la gaieté.

Je pourrais vivre cet été.

Juste un instant ou pour l'éternité.

 

Le Rhône m'escorte et un baiser,

Glisse un soir sur le quai déserté.

Le cygne, dans le roseau, égaré.

S'en va élégant loin de la jetée.

Amoureux de ses reflets argentés.

Je fais le vœu de ne pas le quitter.


Publié le 29/04/2026 / 2 lectures
Commentaires
Connectez-vous pour répondre