Allez viens, on va courir entre les vers, sauter de rimes en rimes, ouvrir grand les paupières sur ce monde qui nous anime,
on va se faufiler entre les nuages d'un café, dans nos mots s'attarder, entourés par sa chaleur qui monte, discuter très loin, autour de la table, dans le petit coin,
on va réfléchir à la vie, rire à un lapsus qui nous échappe, lever les non-dits, digresser, bondir de phrases en phrases, par étapes,
on va laisser les mots voler toute la nuit jusqu'au matin où, en ayant hâte de se retrouver, on les attrapera avec nos mains pour reprendre là où on s'en était arrêté.
Allez viens, on a encore tout un tas de ressentis à se raconter, à l'infini, à l'infini, à l'infini, libres de pouvoir se confier, de faire sourire en bleu le ciel gris.
Lucie R.
(Le texte n'est pas libre de droit.)