Derrière les nuages

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Sur la grande toile du temps, l'hiver semblait être un gros mot plein de violence sur des vies qui ne rêvaient que de douceur et de printemps.

Cet hiver , le climat avait buggé , occasionnant des inondations, des tempêtes, des vents violents, et les tornades avaient mis à terre les arbres morts, mais aussi beaucoup d'autres.

Sur les écrans de télévision, des images de désastre, défilaient comme des cauchemars sans fin.

Il sortit dans la rue où les arbres déracinés,gisaient immobiles , à terre comme des guerriers vaincus et, avec ses grosses chaussures, il enjamba les troncs et les branches cassées.

Il marchait vite, craignant de recevoir sur la tête, une branche morte encore accrochée dans les arbres.

Le vent était retombé et la pluie mouillait maintenant le trottoir jonché de feuilles et de détritus soulevés par la tempête.

Il rentra dans un café et commanda un cappuccino bien chaud.

Du monde s'était réfugié à l'intérieur, et il y avait du bruit. Il regardait les autres, perdu dans ses réflexions, quand  il vit rentrer son amie.

Elle esquissa un sourire et s'assit en face de lui.

Il lui semblait que la chaleur revenait dans tout son corps et il lui prit la main.

À présent, cette grimace hideuse d'un hiver trop excessif, disparaissait au contact de sa main. Il restait immobile et submergé d'une paix bienfaisante.

De belles images de printemps, surgissaient dans leurs yeux, heureux de se voir et l'on y devinait comme  des jonquilles reflétant leur joie d'être ensemble, et leurs projets plein d'espoir.

Il pourraient bientôt voguer vers des eaux turquoises, flâner dans des rues pittoresques, admirer les crépuscules jusqu'à la tombée de la nuit, puis rentrer tranquilles sans penser à rien d'autre qu'au bonheur de vivre.

Images, voyages, liberté, paix.

 

EDG


Publié le 01/02/2026 / 17 lectures
Commentaires
Publié le 01/02/2026
Comme une suite plausible, et plaisante, à un poème posté récemment.
Publié le 01/02/2026
Ah oui.. Merci Enzo Bonne soirée à vous
Publié le 05/02/2026
Belles images poétiques, notamment à travers la personnification de l’hiver et la métaphore des arbres vaincus, qui donnent une forte dimension visuelle au récit. Le contraste entre le chaos extérieur et la chaleur intérieure du café est particulièrement réussi. L’arrivée de l’amie agit comme un apaisement progressif, apportant douceur et espoir. Une écriture simple qui sert efficacement l’émotion et la transition vers le printemps symbolique. L’ensemble laisse une impression de calme retrouvé après la tempête. Bravo Evelyne.
Publié le 05/02/2026
Merci beaucoup pour ce beau commentaire sur mon texte. Au plaisir d’autres échanges Bonne soirée à vous
Publié le 06/02/2026
Ton texte est d’une grande sensibilité, à la fois poétique et visuel. Tu peins un hiver presque apocalyptique, où la nature semble se venger, mais tu y glisses une lumière humaine, fragile et belle. Le contraste entre la violence du dehors et la douceur du dedans est saisissant : on passe du chaos à la tendresse, du froid à la chaleur, du désespoir à la renaissance. L’écriture est fluide, imagée, et certaines phrases résonnent comme des vers : *« les arbres déracinés, gisaient immobiles, à terre comme des guerriers vaincus »* — une métaphore puissante, presque mythologique. Puis, la rencontre au café agit comme un baume : la main de l’amie devient symbole de paix, de retour à la vie. Tu réussis à transformer un décor de désastre en un tableau d’espérance. C’est une très belle réussite d’équilibre entre réalisme et émotion. Félicitations pour ce texte plein de justesse, de douceur et de lumière retrouvée.
Publié le 06/02/2026
Je te remercie beaucoup Mary pour ton commentaire bienveillant et détaillé. Cela fait du bien quand un texte entre en résonance avec une autre personne. C’est le moment où l’on a vraiment envie de persévérer. Je te souhaite une douce soirée!
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