A bien y réfléchir, Charles a encore raison
Pour mieux nous rafraîchir, il faut des oraisons et des caveaux
Alors nous subissons, muets comme des mimes
Les assauts, les frissons, les montreurs de victimes et le « nouveau »
Du nouveau
Il nous faut du nouveau
Et nous, nous ouvrons les portes de nos cerveaux
Pour du nouveau
C’est une course folle sans jamais de premiers
Où les vieilles babioles sont très vite envoyées au caniveau
Car il nous faut du neuf, du récent, l’inédit
Pas de ces vieux Pont-neufs et de tous ces lieux-dits médiévaux
De nouvelles chansons, de nouveaux bâtiments
Et plus nous avançons, plus il faut d'aliments et de dévots
Puis de nouveaux habits, ceux-ci sont démodés
Nous sommes des brebis simplement débordées par des veaux