Je m'use à penser, à labourer mes idées

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L'herbe folle que la rosée perle. J'arpente la terre à la recherche de qui nous sommes. Je m'use à penser, à labourer mes idées. Quand je marche, elles ne me quittent pas. Elles restent accrochées comme la boue aux roues de mon tracteur. J'effleure le matin, soulève la pellicule de joie. Quelque part, où que tu sois, je saurais te retrouver. Je ne suis qu'un passage, un instantané sans contour, un accent chantant, un regard à ne pas oublier, une main qui ne quitte pas. Le temps fera son œuvre et je ne crois pas au destin. Mon cœur éclate, il n'est pas délicat. Je n'oublie pas d'aimer tous les jours. A l'ombre du pommier, le chapeau de paille recouvre mon visage. Je rentre avec l'odeur du regain, le paysage qui rechigne à être plat. La liberté se gagne sans renoncement.


Publié le 17/01/2026 / 3 lectures
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