Quand l’austère Atropos coupera mon fil,
De ce travail parnassien, que restera-t-il ?
Alors, pour briller dans l’abîme de l’oubli,
Artisan, j’ai fait ce poème-tapisserie.
Telles les Moires qui ont tracé mon chemin,
Par ces vers enlacés, je tisse mon destin.
Texte exquis, quiconque le lit le brandit,
Tel un étendard au front de l’infini.
Et j’espère que, par mon travail acharné,
Naîtra une toile digne d’Arachné.
Tisserande au talent indépassable,
Pour ton courage, je brode chaque syllabe.
Je
bro
de
cha
que
sy
lla
be.
En guise d’apothéose et de conclusion,
J’appose la précision d’un point de bourdon.