Modeleur de monstres

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Je suis né avec un pouvoir. Celui de donner la vie sans avoir à me reproduire, et sans être une femme. Je me suis toujours refusé à le montrer. Trop peur de devenir un animal de foire… pour les scientifiques.

Gamin, j’étais timide, et si je m’étais montré sous mon vrai jour, j’aurais passé mon temps à cueillir les coquelicots qui peuplaient mes joues. Je n’aurais pas su où les replanter, et maman n’aurait pas eu assez de vases.

Une seule fois, à sept ans, j’ai failli me précipiter vers mon père pour lui montrer ma création.

Je passais mon temps à sculpter des animaux avec de la pâte à modeler, et mes parents se demandaient toujours pourquoi je n’en achetais pas plus.

« Pas la peine, maman. Je suis comme Pénélope, je fais et je défais. Je n’ai pas une âme de collectionneur. »

« Mais… comment tu connais cette histoire ? Tu sais à peine lire. »

« C’est papa. »

« Oui, c’est vrai… Monsieur est fasciné par l’Odyssée d’Homère… »

« Moi, mon préféré, c’est Polyphème, le cyclope. »

« Tu dis ça parce que l’oncle Albert est borgne ? »

« Il n’est pas borgne puisqu’il a un œil de verre. »

Maman avait gloussé et s’était abstenue de m’expliquer que sa vue n’en était pas, pour autant, améliorée.

Mon tonton s’était spécialisé dans l’origami. Il était très doué pour confectionner des avions en papier. J’avais toute une escadrille, dans ma chambre, qui ne décollait jamais en mon absence. Quand j’étais là, j’entendais vrombir les moteurs, mais j’avais autre chose à faire. Je les imaginais sortant par la fenêtre, pour tuer quelques corneilles, car ils savaient que j’aimais bien les pigeons dont elles mangeaient les œufs, puis revenant dans un silence de cimetière, la nuit, une fois leur mission accomplie.

Un soir, j’ai fait une grosse bêtise. Je me suis installé à mon bureau et j’ai modelé la pâte de façon à sculpter un brontosaure. Je regardais maman lorsqu’elle réalisait un gâteau. Son rouleau à pâtisserie faisait des merveilles. Elle saupoudrait son plan de travail de farine et…

J’ai voulu l’imiter en utilisant la paume de mes mains – sans farine, évidemment – pour le cou et la queue.

La tête, minuscule, a été un jeu d’enfant, le corps également.

Je travaillais sur modèle. Ma mère m’avait acheté un bouquin sur les dinosaures du Crétacé. Il y avait de magnifiques dessins au fusain. On eût dit qu’ils étaient vivants, tant leurs yeux étaient habilement ombrés.

Il m’arrivait de m’endormir avec le livre ouvert et de rêver qu’un T-Rex se battait contre un tricératops dans la cour de mon école. Les filles hurlaient et les mecs se bouchaient les oreilles, insensibles au danger. Les dents de l’un avaient la longueur des couteaux de cuisine de maman, et le bec de l’autre évoquait celui des tortues de tonton.

Je me réveillais toujours lorsqu’un astéroïde tombait du ciel.

 

Ce soir-là, donc, je m’étais endormi alors que j’admirais mon œuvre. Je parlais à Bronto, lui demandant si son nom de baptême lui plaisait. Je me tenais prêt à détruire ma création. Mon plaisir – ainsi qu’une évidente nécessité – consistait à voir mes modelages prendre vie. Un coup de poing les détruisait avant qu’ils n’atteignent leur taille grandeur nature après avoir escaladé plusieurs degrés dans la démesure.

J’avais eu le malheur de m’appuyer au bureau, la tête entre mes bras croisés, murmurant à l’oreille de Bronto qu’il ne fallait pas m’en vouloir…

Pas m’en vouloir de tuer dans l’œuf cette créature d’un autre temps.

Mes paupières avaient tiré le rideau, et c’est un bruit inhabituel qui m’a bouté hors du sommeil.

Un craquement.

Le poids de bronto faisait plier mon bureau.

J’ai sauté sur le dinosaure en train de prendre du volume. Il avait maintenant la taille d’un gros chat. J’ai attrapé mon coupe-papier et je l’ai décapité. J’ai récupéré la pâte à modeler. J’en avais désormais assez pour faire revivre l’arche de Noé.

 

Cette nuit-là, paradoxalement, j’ai fait de doux rêves. Je flirtais avec Miranda, la fillette qui jouait parfois avec nous, dans la rue. Un matin, je la retrouvais devant chez moi, après qu’elle avait sonné, arborant la taille de ma mère. J’avais écarquillé les yeux. Elle avait annoncé la couleur, de peur que je ne lui claque la porte au nez. Elle était outrancièrement maquillée.

« Tu ne me reconnais pas ? Je suis Miranda. J’ai voulu avoir l’âge de t’embrasser sans passer pour une bêcheuse. Je n’ai eu qu’à prier pour inverser les rôles. Maman a six ans, et moi trente. »

« Mais… c’est débile ! Maintenant, tu vas passer pour une pédophile ! »

Et j’avais bondi sur mon lit, risquant de rompre mes jeunes os en en tombant.

J’avais un truc tout dur dans mon slip. Je me suis regardé dans la glace de l’armoire après avoir allumé. Le lustre n’avait jamais été aussi rayonnant. J’étais rouge pivoine. Encore ces satanés coquelicots…

 

*

 

J’étais lycéen quand notre voisin a perdu la tête à cause d’un chien. Il l’avait trouvé errant dans la rue, et immédiatement ramené chez lui. Il l’avait adopté. Le vétérinaire consulté l’avait averti qu’il était très vieux, et qu’il allait bientôt partir. Monsieur Buttin était veuf et s’ennuyait ferme sans de la compagnie à la maison. Il se lassait de la radio, de la télé, et des balades en solitaire destinées à lui changer les idées mais qui, au contraire, lui plombaient le moral. Mes parents l’aimaient bien.

Ce brave toutou lui avait redonné goût à la vie.

Rescapé d’une famille décimée, l’octogénaire s’était senti redevenir utile à quelqu’un. Ils se soutenaient mutuellement – au sens propre comme au sens figuré. Par la fenêtre de leur chambre, à tour de rôle, mes parents l’avaient surpris qui souriait. Se devinant regardé, il leur faisait coucou de la main, tête baissée, sans savoir si c’était maman ou papa.

Et puis, un matin, après six mois de cohabitation, le brave toutou avait dit non.

« Papa, je ne sors pas, ce matin, je n’ai plus la force. Cette nuit, quelque chose s’est rompu dans ma tête, je vais partir sans bouger les pattes. J’aurais tant voulu aller chercher et te ramener la baballe. Et tirer fort sur la laisse pour que tu me cries après. Qu’un sourire naisse de ta colère. Tu vas me manquer. J’espère que tu vivras longtemps sans moi. Je t’attendrai là-haut. Loin des yeux, loin du cœur, c’est un truc d’humains, ça ne nous concerne pas, nous les chiens. »

Depuis ce jour, nous avons remarqué que monsieur Buttin errait, d’un trottoir à l’autre, traversant hors des clous. Il tenait la laisse inutile à la main et, lorsqu’une voiture passait, la brandissait comme une fronde ou un lasso. Les coups de klaxons n’y faisaient rien. Lorsqu’un piéton s’arrêtait pour lui parler, il se mettait à pleurer et chacun avait pitié de ce vieil homme qui perdait la tête.

Je me suis occupé de lui à ma manière. Je suis allé le voir chez lui. Il m’a ouvert très gentiment.

« Le fils du voisin. Que me vaut le plaisir de cette visite ? »

Il me parut tout à fait équilibré, nonobstant un regard qui avait du mal à se fixer sur quelque chose et se perdait au-dessus de la ligne de flottaison.

La première chose que j’avais vue en entrant chez lui, c’est le chien taxidermisé, dans le salon, à côté du canapé.

Son chien.

« Vous l’avez fait empailler ? »

« Vous êtes venu vérifier si c’était bien fait ? Oui, il est réussi, mon brave toutou. C’est du bon travail. Le seul hic, c’est qu’il refuse de sortir. Il dit qu’il y a trop de voitures, qu’il a peur des coups de klaxons. Qu’en pensez-vous ? »

Et là, bien sûr, j’ai compris qu’il devenait urgent d’intervenir.

« Il est reconnaissable entre mille, monsieur Buttin. Vous permettez que je le caresse ? »

« Je vous en prie. Il n’attend que ça. »

Le poil était rêche et craquait étrangement sous la main, mais bon, je n’allais pas demander des gants à mon hôte.

Cette pensée m’a fait sourire et a coïncidé avec des battements de cœur de retour dans cette carcasse pleine de paille.

« Monsieur Buttin, il ne faudra pas rester dans le quartier. »

« Et pourquoi donc ? » réagit-il, un vent de panique soufflant sur ses profondes rides.

« Parce que j’ai ressuscité votre chien, et les riverains vont se poser des questions. »

« Mais… qu’est-ce que vous racontez ? »

Il s’agenouilla miraculeusement, sans grimacer de douleur, sur le tapis du salon. Il écarta les bras. Le brave toutou le rejoignit, la queue en bataille, et lui lécha la figure, buvant à la source même de tant de larmes refoulées.

« Comment avez-vous fait ? Vous êtes un magicien ? Ou, non, plutôt un hypnotiseur… En réalité, je vois des choses qui n’existent pas, c’est ça ? »

« A mon âge… c’est un peu tôt. Ce sont des métiers où l’expérience prime sur le don. Vous allez partir, n’est-ce pas ? Et surtout, surtout, ne dites à personne que j’ai ressuscité votre chien. Il n’a pas rajeuni, hélas. Je n’ai pas ce pouvoir. Vous me promettez de garder, au fond de votre âme, ce terrible secret ? »

Il ne me quittait plus des yeux.

« Oui, oui, tout ce que vous voulez. »

 

Cet épisode heureux m’a rendu encore plus désireux de réussir ma vie autrement. Pas question d’ouvrir un cabinet et de me trouver un pseudo racoleur, comme sur Internet.

Cabinet du Docteur Miracle. Récupération post-mortem. Pour les guérisons, voyez avec votre médecin traitant.

Je me suis plongé dans les études.

J’étais un bon élève, je suis devenu un crack.

Parfois, pendant la récré, je restais assis dans la classe et je rêvais que je voyageais dans le passé afin de prolonger l’existence des génies morts prématurément.

« Tu ne veux pas en profiter pour éliminer les ordures qui ont transformé notre planète en charnier ? »

J’en ai eu marre d’entendre cette voix. J’ai repris le cours normal des choses.

 

*

 

Un événement a failli me montrer sous un jour plus conforme à la réalité. Pas mal d’années avaient passé. Je n’étais qu’un être pervers ou cynique, puisque j’avais le pouvoir d’un dieu et je jouais les modestes, refusant d’aider les femmes qui mettent au monde des enfants mort-nés, de sauver la vie de cancéreux en phase terminale.

Je me regardais dans le miroir de la salle de bains et je lui demandais de me juger. Ce n’est point l’image de Marie-Christine, ma petite amie, qui me répondait. C’était quelqu’un d’autre, et je ne voulais pas savoir qui.

J’avais été à deux doigts de tout lui avouer. Par amour, et parce que j’avais confiance en elle. Elle ne m’aurait pas vendu après que je lui avais prouvé que j’avais un pouvoir dont j’étais probablement l’unique détenteur dans le monde.

« Tu n’aurais pas dû refuser de sauver sa mère. Elle va te balancer et tu deviendras une gloire mondiale. Même les extraterrestres vont venir te consulter. »

« Mais puisqu’elle m’aime, elle ne me trahira pas. »

« Tu n’aurais pas dû tout lui avouer… par amour. Maintenant, t’es prisonnier de ton aveu. »

« Sa mère a des chances de guérir avec la médecine classique. »

« Ça sera plus rapide si c’est toi… »

Je me suis alors rendu compte que nous avions voyagé dans l’avenir. Je réclamais si souvent à mon miroir, mon beau miroir, de me ramener en arrière dans le temps. Je voulais revoir mes parents vivants. Je culpabilisais tellement de ne pas avoir eu le courage de…

J’avais donc tout dit à Marie-Christine. Et j’étais condamné à réagir car…

Allait-elle me faire chanter ?

Seul un futur conjugué au présent serait assez bavard pour me rencarder.

« C’est cornélien. »

« La seule solution… »

« Disparaître ? Renoncer à la femme de ta vie ? Tu es d’un cynisme… »

« Tu réponds à une question que je n’ai pas posée. J’espère que tu resteras muet quand elle viendra se maquiller… se faire une beauté, comme elle dit. »

« Si tu savais comme ça me saoule quand elle se tord la bouche pour se passer du rouge à lèvres. Quand je pense que tu l’embrasses goulument. Ne nie pas ! Je vous ai vus, sous la douche. Pouah ! »

Il y eut un silence.

« Sinon, tu comptes bientôt conclure ? »

« Pas sous la douche, en tout cas. »

 

Le lendemain, j’apprenais le décès de sa mère. Marie-Christine m’avait appelé en pleurant.

« Maman ne s’est pas réveillée. »

« Tu as dormi chez elle ? »

« Oui. Elle m’a réclamée. Je suis si désolée de ne pas être venue, hier soir. »

« Pas grave, c’était un cas de force majeure. »

« Je sais, mais… Je t’avais promis. Depuis le temps que nous en avions envie… »

« Laisse tomber ! J’arrive ! »

 

En route, j’ai gambergé à mort.

Je n’ai jamais revu Marie-Christine.

Le jour même, je déménageais et m’installais chez mon oncle après lui avoir demandé l’hospitalité en attendant de trouver une nouvelle maison.

« Pourquoi pars-tu ? Tu as grandi là-bas. »

« Les souvenirs, tonton… les souvenirs… Ils sont plus envahissants que des fantômes. » mentis-je.

« Oui, je comprends. Tu peux rester ici aussi longtemps que tu voudras. »

« Merci, tonton. »

 

Marie-Christine m’a appelé plusieurs fois sur le portable. Je me suis abstenu de répondre, le cœur en vrac.

Le déménagement a été compliqué. Uniquement la nuit. J’avais été aidé par des potes dont un possédait une camionnette. Nous nous étions efforcés de ne pas faire de bruit, ce qui nous avait méchamment ralentis. J’avais stocké mes affaires dans le garage de l’oncle Albert. Il ne conduisait plus, et sa vieille Simca 100 avait fini sa « carrière » chez les ferrailleurs. J’étais bien incapable d’agir sur sa longévité – je ne réparais pas, non plus, les cafetières, les lave-vaisselles.

De toute façon, dans le cas contraire, elle serait devenue une voiture de collection.

 

*

 

L’oncle Albert commençait à perdre définitivement la vue. Il déprimait. Une envie farouche de lui faire plaisir. Gamin, je l’avais trop rarement vu à la maison. C’était le frère jumeau de maman, mais il était si différent…

Au décès de sa sœur, il avait accusé le coup, mais pas comme c’était coutumier chez des jumeaux. Il n’avait point eu la sensation d’être privé d’un second cœur. D’un fantôme se faisant discret malgré son omniprésence dans sa poitrine. L’habitude de vivre séparés l’un de l’autre, sans doute.

Une nuit, j’ai récupéré son œil de verre, qu’il posait sur la table de chevet, à côté de son dentier, avant de se coucher, et je me suis concentré en le serrant très fort dans ma main. Je l’ai remis à sa place, et je suis retourné me coucher, épuisé.

 

Tonton m’attendait dans la cuisine, ce matin-là, le café diffusait son arôme dans toute la maison. Il laissait volontairement la porte de la cuisine ouverte.

La tête entre ses mains, il bougonnait. Je me suis dit qu’il avait fait un mauvais rêve. Et peut-être lui tardait-il que je me pointe, tant il était pressé de me le raconter.

« Quelque chose ne va pas, tonton ? »

« J’y vois ! »

« Quoi ? »

« J’y vois comme au plus beau jour. Je ne suis plus borgne. »

« C’est un miracle. »

« Je suis athée, mais je dois avouer que… »

« Mais, tonton, j’y pense… Tu as un œil de verre… Le nerf optique n’a aucune incidence… »

« C’est ça qui est miraculeux. Maintenant, je n’aurais pas besoin de me déplacer à tâtons, la nuit, pour aller pisser. »

« Mais tu ne vas pas dormir avec ton œil de verre… »

« Je vais m’gêner. »

Et il avait ajouté : « Trop peur qu’on me le vole ! »

Nous avons petit-déjeuné dans une ambiance de colonie de vacances.

« A propos, mon neveu… J’ai quelque chose à te montrer. »

« Quoi ? Dis-moi… »

« Je ne vais pas te bander les yeux… mais tu vas être surpris. Il était temps que je reconnaisse mon forfait. »

« De quoi parles-tu, tonton ? Tu m’inquiètes. »

« Suis-moi ! »

Il s’était levé et j’avais pu constater qu’il avait recouvré une certaine jeunesse, prouvant que son excitation occultait les carences de son âge.

« Heureusement qu’il n’est pas au courant, pour mon don. » pensai-je.

Je lui ai emboité le pas jusqu’à une pièce transformée en bureau. Il y avait des piles de dossiers sur une table basse. Il y en avait tellement qu’il n’avait pas besoin de se baisser pour…

Et je l’ai imaginé cherchant un dossier coincé entre le rez-de-chaussée et le premier étage.

« C’est quoi ça, tonton ? »

« Des textes écrits quand la télé était en panne. J’y vois mieux pour tâter du stylo que pour lire. »

« Mais… pourquoi tu ne m’en as jamais parlés. »

« D’autres écrivent un journal intime, moi, j’ai choisi de m’inventer une vie parallèle avec ta mère. Tu étais indirectement concerné, alors… »

« C’est ça que tu voulais me montrer ? »

« Pas du tout. »

Il m’indiqua une boîte qu’il ouvrit.

Il devint livide.

« Elle est vide. »

« Je vois. Et il y avait quoi, à l’intérieur ? »

« Je me suis amusé à confectionner un dinosaure avec de la pâte à modeler. »

« Ça, c’était plutôt mon truc, tonton. »

« Je sais. Mais je m’étais dit qu’un jour ou l’autre, quand tu serais adulte, tu serais content de revoir ce que tu faisais. J’étais persuadé que tu ne garderais aucune de tes créations. »

Ce fut à mon tour d’être livide.

« Quelque chose ne va pas ? »

« Ne me dis pas que tu as modelé un brontosaure… »

« Je ne sais pas. C’était un gros bestiau avec un cou aussi long que la queue, et une petite tête. »

« C’est ça. »

« C’est bizarre… j’étais tellement fier de… »

« C’est le geste qui compte, tonton. »

« On est bien d’accord… Mais il ne s’est tout de même pas envolé… »

« Qui sait ? »

 

Cette nuit-là, j’ai été réveillé par un grondement lointain. Je me suis levé, j’ai ouvert la fenêtre, puis les volets. Les étoiles étaient luisantes et nombreuses. Pas d’orage.

Mais alors, ce grondement…

Il se rapprochait.

La terre se mit à trembler.


Publié le 07/04/2026 / 1 lecture
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